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Conseils pour réussir sa prépa HEC

conseils prépa hec

Conseils d’Annie Reithmann, directrice d’Ipécom Paris

S’imposer un planning

Il est très important de s’imposer un rythme de travail et de s’y tenir. Il faut compter 35 à 40 heures de travail personnel par semaine, en plus des cours.  4 à 5 h pour chaque jour de la semaine et 6 à 8 heures par jour les fins de semaine. Evidemment, c’est difficile. Quand on termine les cours à 6h de l’après midi, mais 0n peut gagner du temps le matin ou pendant les pauses. Gardez le rythme et ne vous couchez jamais après 11 h du soir. Changez de matière toutes les deux heures, cela vous aidera à garder la concentration.

Organiser vos connaissances

Le cerveau fonctionne comme un calculateur, il faut apprendre à ranger les connaissances pour les retrouver le moment venu. Le meilleur outil pour cela sont les fiches à partir des cours pour organiser vos données. Pour les maths ou la culture générale, il faut mémoriser. Attention à ne pas faire d’impasse sur certaines matières même si le coefficient est moins élevé. Toutes les matières sont importantes pour obtenir une bonne place à un concours.

Travailler avec régularité

La régularité est essentielle. Il ne faut pas attendre d’avoir un devoir sur table pour se mettre au travail. Autre point important : la répétition. En plus d’apprendre les cours, il faut refaire les exercices 3 ou 4 fois. Ce sont des exercices type que l’on retrouve dans les concours. Cela aide à acquérir des automatismes et donc à gagner en efficacité. C’est très précieux le jour J .

Oser réfléchir

Beaucoup d’élèves peinent à analyser un sujet et déterminer les enjeux. Souvent ils cherchent à placer des auteurs, plutôt que de partir de leur propre réflexion. Le jour du concours, le candidat sera jugé sur ses connaissances mais aussi sur sa capacité à réfléchir.

Faire un état des lieux

Il est important d’identifier vos forces et vos faiblesses. À partir des premiers résultats obtenus avant les vacances de la Toussaint, vous pouvez dresser un état des lieux. Une fois les lacunes identifiées, consacrez du temps pour travailler les fondamentaux où vous avez des difficultés. Fixez-vous des objectifs. Par exemple, vous pouvez passer une demi-heure par jour sur l’orthographe, vous faire un carnet de grammaire…

Travailler votre force mentale

Préparer le concours aux écoles de commerce est un marathon, et non un sprint. La force mentale est très importante. C’est aussi grâce au mental que vous pouvez gagner des points le jour du concours. Ne vous focalisez pas sur une mauvaise note. Vous allez rencontrer des échecs mais il faut conserver l’envie, la motivation. Gardez en tête que les classes préparatoires se font en deux ans, c’est donc un travail d’endurance. Vous allez apprendre de vos erreurs et cela vous servira pour les concours.

Prépa ECE – ECS – Comment ont-ils réussi?

Etudiante souriante préparant un examen

Réussir en prépa ECE ou prépa ECS implique effort et volonté. Aussi les concours des grandes écoles de commerce demande une ouverture sur le monde passé et actuel, national et international, une connaissance du processus réflexif analytique et synthétique pour acquérir parallèlement des automatismes liés à une méthode sans faille.

La prépa HEC Ipécom Paris, par l’éventail des matières à étudier, est une véritable propédeutique pour former « l’honnête homme » du XXI siècle. Si l’on dit qu’une « tête bien faite » vaut une « tête bien pleine », il est encore plus indispensable de comprendre que le savoir ne fait qu’un : penser est connaître.

Les conditions préalables en prépa: Santé et assiduité

Ainsi, l’équilibre de santé physique et psychique, mais aussi l’équilibre des matières sont des atouts nécessaires mais non suffisants. En effet, le chemin est long de la terminale à la fin de la deuxième voire troisième année de classe préparatoire pour acquérir méthode, efficacité et volume de travail, et surtout une maturité spirituelle.

La charge de travail, l’assiduité absolue en cours et l’intensité du travail nécessitent une bonne santé physique. Donc soigner son corps, son alimentation ne sont pas des conseils vains: l’absence en cours est l’ennemi mortel de la réussite.

Agilité de l’esprit, finesse et rigueur, telles sont les qualités à développer pour réussir ces concours. Comment le faire? Voici une liste non exhaustive:

Travail intensif

Le changement de régime, de la terminale, où l’à-peu-près peut passer, en prépa hec où chaque matière est considérée comme la matière principale, suppose un planning de travail très serré. En effet, on estime, pour réussir les concours des Parisiennes, qu’un étudiant doit réaliser environ trente heures hebdomadaires de travail, en plus de ses cours.

Outre les devoirs sur table, les interrogations et les khôlles, Ipécom organise régulièrement des TD supplémentaires. De nombreuses conférences sur le thème de culture générale sont aussi proposées afin de consolider leur connaissance et leur permettre d’acquérir une originalité de pensée.

En effet, la réussite, c’est aussi celle des professeurs, mais surtout celle de chacun des élèves.

Planning

Pour progresser vite et bien, il faut avant tout une bonne organisation et une vue synthétique du travail à faire pour la semaine. Ainsi, il ne faut organiser un planning hebdomadaire de travail. Cela permet de visualiser le nombre d’heures passées pour telle ou telle matière. Environ quatre à cinq heures de travail par jour sont nécessaires.

Les demi-journées libres ou celles du week-end doivent être utilisées à développer le travail et surtout à avancer dans les matières faibles.

Le planning doit se faire par rapport à votre emploi du temps. Il faut travailler le soir même les cours que l’on a eus pendant la journée, mettre en fiche ses leçons et/ou terminer les exercices non finis. D’autre part, il faut revoir pour le lendemain le travail réalisé pendant le week-end.

Le planning ne doit pas se coller aux exigences des DST hebdomadaires, ceux-ci requièrent environ six heures de travail hebdomadaires.

Travail quotidien

La répétition des matières à étudier doit être le maître mot de l’organisation du planning. En général toutes les matières doivent être vues en deux jours, deux jours et demi. Plus on est faible dans une matière, plus on doit la travailler quotidiennement, même peu de temps.

Ainsi, seule une méthode rigoureuse permet de venir à bout de toute la charge de travail demandée. L’équation réussite = méthode, soit qualité de travail + motivation, soit quantité de travail, est le reflet véritable des années de prépa HEC à Ipécom Paris.

La gestion du temps.

Tout d’abord, travail, efficacité et méthode dans la gestion du temps de travail sont les maître-mots de l’enseignement dispensé aux étudiants.

Evaluations

Supporter être évalué au plus bas alors qu’on travaille la moyenne est en général à 8, donc sortant de terminale, il n’est pas rare d’avoir entre 3 et 5 , avoir quelles que soient les notes la volonté d’être le meilleur et ainsi développer sa concentration, témoignent d’une bonne résistance morale et surtout d’une motivation constante.

L’accompagnement de toute l’équipe de l’école

Le corps professoral

Cette réussite, ils la doivent ensuite à l’excellence du corps professoral, à la qualité de l’enseignement et à la motivation des professeurs pour que chacun des élèves aille au maximum de ses capacités.

Les Parents de Paul, qui a intégré cette année l’ESCP, écrivent « vous avez joué auprès de lui, le rôle de maître au sens le plus noble du terme ».

Déceler les capacités des étudiants, leur faire confiance tout en les encadrant et les soutenant, les guider par une multitude de devoirs et de corrections, voilà entre autres quelques méthodes mises en place par l’équipe professorale. Equipe en effet, car la concertation entre chaque professeur est l’élément fondamental pour connaître un élève, le pousser et le stimuler à dépasser ses potentialités.

Les entraînements aux oraux

De plus, IPECOM s’attache particulièrement aux Oraux d’Entretien. Trois semaines entières y sont consacrées avec des cours de méthode, des cours sur l’actualité culturelle politique et sociale et des entraînements intensifs d’entretien de motivation.

« J’ai gagné 465 places entre l’écrit et l’oral grâce aux entraînements » dit Killian, intégré à l’ESCP ;
Marjorie a réussi l’EDHEC et déclare « ma timidité et ma réserve ont été transformées en des qualités de pondération et de réflexion : dynamisme, sérieux et expériences des jurys ont été fondamentales à ma réussite. »

Alexandre, après son intégration à l’ESSEC, commente son année à IPECOM : « J’ai trouvé un accompagnement indispensable et personnalisé tout au long de l’année, en plus le stage pour réussir les entretiens m’a permis de mettre en adéquation mes expériences vécues et mon projet professionnel. »

Prépa HEC – Réussir HEC en seulement deux ans de prépa, à Ipécom Paris c’est possible.

réussir prépa HEC

Julien Donnadieu a intégré HEC cette année. Il a réussi en faisant ses deux ans de classes préparatoires à Ipécom Paris. Ci dessous, les notes du bac 2014 et des épreuves BCE 2016. L’évolution est remarquable.

Il y a deux ans, doté d’un dossier scolaire médiocre, je ne me sentais même pas capable d’intégrer une quelconque école de commerce post bac ; heureusement que ma mère m’a poussé à me lancer dans une aventure un peu folle : celle de la classe préparatoire. J’avais cependant peur de me retrouver dans un établissement me rappelant le lycée et dominé par la compétition ainsi que la rivalité entre les élèves.

Lorsque j’ai découvert Ipecom à l’occasion des portes ouvertes, j’ai été immédiatement séduit par l’ambiance familiale, assez atypique, qui y régnait. Je me sentais bien dans ce petit établissement à taille humaine. Durant deux années de travail intense, dur, mais enrichissant, je n’ai pas été déçu ! Ipecom est la prépa de l’accompagnement personnel : nous étions 20 par classe ce qui permettait aux professeurs de répondre aux questions et de suivre attentivement le parcours de chaque élève. Ce corps enseignant, passionné et engagé, est la force de cette école. De l’économie aux mathématiques, en passant par les langues ou la culture générale, les cours sont tous plus excellents les uns que les autres, à un tel point que j’ai appris à aimer le travail. Je ne remercierai jamais assez les professeurs de cet établissement.

Tout est possible à Ipecom.

Tout est possible à Ipecom. Il s’agit là de la clef de cette classe préparatoire qui est l’une des seules à réaliser un pari fou : prendre des élèves de tous les horizons, qu’ils soient bons ou médiocres, et les emmener vers l’excellence, contrairement aux établissements les plus prestigieux. Il n’est pas compliqué d’être l’une des meilleures classe prépa de France lorsque l’on sélectionne à l’origine seuls les étudiants les plus brillants… Ce pari risqué fait des miracles lorsque les élèves jouent le jeu.

A Ipecom, j’ai appris à me connaitre et à travailler, j’ai développé mon goût pour l’économie et les mathématiques, j’ai gagné en curiosité. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces deux années intenses et exigeantes ont été formidables car pour la première fois de ma vie j’ai réalisé quelque chose dont je suis particulièrement fier. Ipecom m’a permis de réaliser mon rêve : je suis aujourd’hui étudiant à HEC Paris.

Merci à madame Reithmann, directrice de cet établissement, merci aux professeurs.

Réussir HEC en seulement deux ans de prépa: L‘exemple de Julien Donnadieu, L’évolution des ses notes.
Julien Donnadieu
Notes de l’élève au Baccalauréat 2014

BAC 2014NOTES
FRANÇAIS ÉCRIT11
FRANÇAIS ORAL17
LV113
LV215
PHILOSOPHIE16
TPE18
EPS15
MATHÉMATIQUES15
ECONOMIE18

Notes de l’élève aux épreuves orales ESCP EUROPE 2016

EPREUVES BCENOTES
ENTRETIEN16
ANALYSE ÉCONOMIQUE ET HISTORIQUE19
LV111
LV210

Notes de l’élève aux épreuves orales ESSEC 2016

EPREUVES BCENOTES
TEST7,70
ENTRETIEN10,70
LV19
LV212

Notes de l’élève aux épreuves du concours BCE 2016

écrit

EPREUVES BCENOTES
CONTRACTION DE TEXTE HEC8
SYNTHÈSE ESCP19
LV1 ANGLAIS CCIP14,50
LV2 ESPAGNOL CCIP19,50
DISSERTATION CULTURE GÉNÉRALE HEC9
DISSERTATION CULTURE GÉNÉRALE EM LYON14
DISSERTATION CULTURE GÉNÉRALE ESSEC EDHEC18
MATHÉMATIQUES E HEC14,30
MATHÉMATIQUES E ESSEC14,30
MATHÉMATIQUES E EM LYON20
MATHÉMATIQUES 2E ESSEC15,90
MATHÉMATIQUES E EDHEC20
ECONOMIE HEC20
ECONOMIE ESSEC17
ECONOMIE ESCP10

Notes de l’élève aux épreuves HEC PARIS 2016

EPREUVES BCENOTES
SCIENCES ET CULTURES HUMAINES7
ENTRETIEN TRIPTYQUE9,50
ANALYSE ÉCONOMIQUE ET HISTORIQUE17
MATHÉMATIQUES E18
LV18
LV212

Prépa HEC – Réussir HEC malgré des résultats juste passables au Baccalauréat

réussir HEC

Ce n’est pas la note qui fait l’homme mais la valeur ajoutée de notre école !

Devenir un bulldozer , travailler comme jamais vous ne l’avez fait, avec des méthodes et des cours exceptionnels, un suivi personnalisé… C’est comme escalader la grande muraille de Chine.. Mais c’est possible d’arriver au sommet : en voilà la preuve !

Voilà l’histoire d’un jeune homme qui a intégré le lycée à Ipécom et a fait les classes préparatoires HEC.

Après une scolarité dans un lycée public où il était quelque peu à la dérive. Son baccalauréat a été juste passable, mais après 2 ans en 1ère année et une année en 2ème année prépa ECE, ses résultats montrent qu’avec du sérieux, du travail et les méthodes des professeurs d’Ipécom, les élèves peuvent y arriver.

NOTES DE L’ÉLÈVE AU BACCALAURÉAT 2013

BAC 2014NOTES
FRANÇAIS ÉCRIT10
FRANÇAIS ORAL14
Anglais12
Espagnol11
PHILOSOPHIE8
Sciences13
Sport19
MATHÉMATIQUES16
ECONOMIE9

NOTES DE L’ÉLÈVE AUX ÉPREUVES DU CONCOURS BCE 2016

EPREUVES BCENOTES
CONTRACTION DE TEXTE13
SYNTHÈSE12
LV1 ANGLAIS  CCIP8,50
LV2 ESPAGNOL  CCIP14
DISSERTATION CULTURE GÉNÉRALE HEC20
DISSERTATION CULTURE GÉNÉRALE EM LYON14
DISSERTATION CULTURE GÉNÉRALE ESSEC EDHEC10
MATHÉMATIQUES  HEC18,40
MATHÉMATIQUES 1 ESSEC14,60
MATHÉMATIQUES  EM LYON20
MATHÉMATIQUES Z ESSEC14,60
MATHÉMATIQUES  EDHEC20
ECONOMIE HEC13
ECONOMIE  ESSEC6
ECONOMIE ESCP13
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Prépa HEC – Les élèves aiment leurs professeurs.

prépa, sport et reconniassance

Nos élèves prépa HEC aiment et sont reconnaissants envers leurs professeurs. Ils sont une partie essentielle de leurs réussites.

UN ÉLÈVE DE 2ÈME ANNÉE PRÉPA HEC SE BAT POUR OFFRIR UNE BALLE SIGNÉE À SON PROFESSEUR DE MATHS !

Et il est admissible à Hec !!

Video: Prépa HEC Ipécom Paris-Les élèves aiment leurs profésseurs


Roland Garros 2016, Un étudiant prépa HEC Ipécom Paris demande la balle de tennis au joueur pour l’offrir à son professeur

 

 

Prépa HEC – Nos journées portes ouvertes

Journées portes ouvertes prépa HEC

Nous organisons plusieurs fois par an, des journées portes ouvertes pour les prépas HEC. La prochaine date en 2017 est:

vendredi 23 juin à partir de 16h à 18h30.

L’entrée est ouverte à tous sans inscription au 8, Rue Benjamin Godard –PARIS 16ème.

Venez découvrir qu’il est possible de réussir les concours des bonnes et très bonnes Ecoles de commerce dans un climat familial et chaleureux, exigent et rigoureux !
Vous rencontrerez les Professeurs, les élèves, les anciens élèves et la Direction.
Vous comprendrez l’ambiance qui règne à IPECOM Paris.

Une expérience de 27 ans pour faire réussir.

Itinéraire

Votre emplacement:

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Plaidoiries contre l’inégalité scolaire: Les inégalités insoupçonnées

les inégalités d'accès aux études

Inégalités sociales, inégalités à l’accès aux études supérieures pour les classes défavorisées : cette inégalité est de plus en plus flagrante et constitue un véritable échec de notre éducation. Ce n’est pas parce qu’il y a « grosso modo » 80% de réussite au baccalauréat qu’il existe 80% d’étudiants qui parviennent aux études supérieures.

Pire, ceux qui arrivent à intégrer des cursus universitaires, ont un taux de réussite de 39% …. Bien moindre que 80% !

Tous ces chiffres témoignent déjà qu’il existe une inégalité dans l’accès aux études supérieures qui n’est pas due seulement à la classe sociale mais bien plus à la méthodologie acquise au lycée pour savoir travailler de façon autonome.

Outre cette forme d’inégalité, une autre apparaît encore plus grave car elle est niée et cause de graves problèmes qui nuisent à la santé des jeunes et détruit parfois des vies entières.

Il s’agit des inégalités liées au quotient intellectuel : environ 3% de jeunes sont des jeunes à haut potentiel (c’est-à-dire ont un QI supérieur à 130) et 3% ont un QI inférieur à 90%.

Ceux qui ont un QI inférieur sont pris en charge sans doute de façon insuffisante par contre ceux qui ont un QI supérieur à 130% ne sont presque pas pris en charge, et surtout ne sont pas reconnus et ce, pour plusieurs raisons.

D’une part les enfants ne sont pas testés au moment de leur entrée au primaire. Les tests peuvent être suggérés par des enseignants perspicaces si un problème apparaît dans la scolarité de l’enfant. Et souvent ce problème se détecte en 3ème.

Or, parfois, c’est déjà trop tard.

D’autre part, cette différence de QI n’est pas reconnue, pire, elle est mal perçue.

Que penser d’un enfant qui apprend à lire et à compter par lui-même et qui arrive en classe, plein d’enthousiasme pour apprendre encore et qui se voit laisser de côté car « il sait déjà », qui espère répondre aux questions mais à qui on dit « toi, on sait que tu sais, alors ne réponds pas ! », ou qui pose « trop » de questions et qu’on rabroue car il dérange à toujours dévier et à poser des questions pour aller plus loin, pour faire des associations avec d’autres domaines… Certains professeurs ont tendance à penser que l’élève les éloignent trop du sujet du cours et que ce détour est inutile !!

Cette description de la vie scolaire d’un enfant est souvent celle d’un jeune à haut potentiel.

Il n’a alors que deux voies possibles pour lui : ou exister encore plus en étant hyper actif et en dérangeant totalement la classe ou au contraire se retirer de ce monde qui ne le comprend pas et ne veut pas s’intéresser à ses propos. Il devient alors rêveur pour le meilleur ou, le pire, déprimé et phobique scolaire.

Cette discrimination a des conséquences fatales sur l’enfant qui souffre de sa différence au point de refuser d’aller à l’école, sur la société elle-même qui se prive de l’intelligence et de la volonté d’aller plus loin de l’enfant qui, adulte aurait pu être un brillant étudiant.

Les frais médicaux engagés pendant des années, les risques encourus par la prise de drogue, la perte d’estime de soi et la dépression sont autant de conséquences qui arrivent si la prise en charge immédiate de ces jeunes et l’acceptation de leurs différences ne sont pas développées.

Voilà plus de 26 ans que je m’occupe du destin de ces jeunes à Ipécom Paris, voilà plus de 26 ans que des solutions simples peuvent transformer cette inégalité en force et non en échec !

Que de miracles réalisés juste en tenant compte de leurs différences ! Juste parce que nous avons opté pour une pédagogie différenciée.

Surtout, que de vies réussies et épanouies car correspondantes aux choix et au potentiel de ces élèves. Il ne s’agit pas seulement d’études mais aussi de place dans la société, de plaisir de travailler selon ses compétences et ses atouts.

Oui, il existe une inégalité insoupçonnée qui, si elle n’est pas révélée, considérée, peut devenir néfaste à l’individu comme à la société.

En Corée du sud, aux Etats-Unis, en Israël et dans tant d’autres pays, les jeunes sont testés et reçoivent en fonction de leur QI, une éducation adéquate à leurs profils. Ils peuvent développer leur potentiel, acquérir en fonction de leur temporalité des compétences et un savoir qui seront autant d’éléments favorables à la réussite de leur vie scolaire puis universitaire.

Si le jeune apprend et retient plus vite, calcule de façon intuitive, comprend vite mais a parfois des difficultés pour développer sa pensée ou pour maitriser des méthodes classiques, alors il est nécessaire en tant que pédagogue de développer une stratégie d’apprentissage propre à ce type d’enfants.

On ne peut imaginer la souffrance d’un enfant qui subit un enseignement qui ne lui est pas adapté.

Cette souffrance doit être prise en compte de façon urgente.

Nous devons être plus nombreux à valoriser ces différences et à développer des méthodes, des enseignements adéquats.

C’est la volonté égalitaire qui crée l’inégalité. L’équité se doit de reconnaître la différence.

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Pourquoi classer?

pourquoi classer?

Par Julien Rabachou Professeur de philosophie à Ipécom Paris

Nous avons besoin de nous repérer parmi les choses du monde, de leur trouver des points communs, de les ordonner. D’où la nécessité de développer des méthodes satisfaisantes de classification, comme les taxinomies, les nomenclatures ou les dictionnaires. Toute classification pose pourtant deux problèmes : d’abord celui des critères choisis pour classer, car il faut toujours retenir des points communs et en négliger d’autres, avec un risque d’arbitraire dans le choix ; ensuite celui des êtres trop individuels, trop singuliers, pour pouvoir entrer dans un quelconque classement, comme, parmi les individus d’une société, les artistes, les précurseurs, les visionnaires.

Ces deux problèmes deviennent beaucoup plus sérieux et inquiétants lorsqu’il ne s’agit plus seulement d’établir des classifications pour se repérer, mais de constituer des classements pour évaluer systématiquement les choses selon des normes tout aussi arbitraires qu’auparavant. Il est bien connu que l’évaluation est une des principales techniques modernes de pouvoir social, mais qu’il s’agit d’une technique agressive envers les individus, puisqu’elle néglige leur singularité, leurs qualités, pour les ramener à une mesure seulement quantitative.

Tout est prétexte à classer, sans tenir compte de l’originalité des personnes classées : des notes scolaires, qui désignent rigidement un petit génie et un cancre, au classement APB qui détermine selon des critères obscurs l’avenir des élèves. Si le classement peut être fécond lorsqu’il s’agit de motiver chacun à se dépasser, il est aliénant et mortifère lorsqu’il a pour seul but de nous ranger dans des cases et de nous coller des étiquettes définitives. A Ipécom, nous sommes conscients de ce danger et nous travaillons à éviter les effets nocifs des classements et des évaluations, en respectant la singularité de chaque élève, en montrant à chacun qu’il est une somme riche et complexe de points forts et de points faibles et que c’est à lui d’aller plus loin sur la voie qui le motive, au-delà de tout préjugé. Nous savons que nos élèves ne sont pas les données uniformes d’un classement et que tous, s’ils sont exigeants, ont les moyens de s’épanouir sur la ligne qu’ils auront choisie.

Notre société actuelle est atteinte, sous l’influence de l’outil informatique et d’Excel, d’une véritable frénésie de classements : critères choisis à la va-vite pour hiérarchiser les universités, les écoles de commerce, les hôpitaux, les lycées, justifiant parfois des politiques qui éliminent les plus petits au nom de la rentabilité, et sans tenir aucun compte de la réalité de chaque institution, de son originalité, de ses besoins. Nous pensons qu’il est temps de changer de regard, de mettre fin à cette croyance sans limites dans des critères prétendument objectifs mais en réalité très relatifs. Nous aidons nos élèves à se repérer dans le fouillis des classements en constant changement, à ne pas céder à l’appât du chiffre, et à choisir la voie qu’ils veulent vraiment, à ne pas ramener la richesse d’un parcours original à une colonne de tableau.

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Education – De la confiance au savoir : une autorité acceptée

Portrait d'un étudiant en prépa

Avant d’aborder ce thème oh combien passionnant de l’autorité, j’aimerai vous présenter en quelques mots le lycée que je dirige, spécialement ouvert aux élèves précoces, et qui grâce à des méthodes pédagogiques, à des professeurs tout à la fois rigoureux et ouverts a pu mener de nombreux élèves au-delà du bac, souvent en Prépa HEC ou tout du moins dans des voies qu’ils avaient véritablement choisis.

Vous avez tous sans doute connu des professeurs qui, dès qu’ils arrivent en classe, crient, invectivent tel ou tel autre élève sans même les connaître, mieux les reconnaître : il s’agit là d’une autorité certes mais d’une autorité vide de sens. Pourquoi ? Parce qu’elle s’adresse à autrui sans s’adresser à personne, parce qu’elle place en 1er lieu l’obéissance absolue sans le préalable de l’écoute, de l’éducation.

Or, une autorité dans une relation unilatérale revient à nier ce qui fait sens dans l’éducation : à savoir l’échange. J’y reviendrai !

Je voudrais apporter ici mon témoignage des différentes méthodes, expériences face à des situations de rébellion, d’agitation, de difficulté à travailler, d’échec scolaire ou de provocation d’élèves face à l’institution scolaire, expériences que nous avons eues depuis que le lycée IPECOM pour les Élèves Précoces existe, c’est-à-dire depuis 10 ans.

AUTORITÉ ET CONFIANCE

Un préalable néanmoins : je voudrai vous rappeler une phrase d’Hannah Arendt – philosophe du XXème siècle qui a beaucoup écrit sur le pouvoir politique, la tyrannie- qui disait à peu près en ces termes « l’autorité est la capacité d’obtenir l’obéissance sans recourir à la contrainte par la force ou la persuasion ». C’est-à-dire que l’autorité véritable ne s’impose pas par des caractères extérieurs à elle comme la force, la croyance, ou l’idéologie, qu’elle ne se constitue pas comme un ordre, un commandement unilatéral qu’il faut appliquer.

Non, l’autorité est une relation, une relation tout d’abord de confiance : on ne fait autorité que si l’autre accepte cette autorité.

Donc au niveau éducatif il ne suffit pas de trouver des stratégies ou des méthodes pour imposer « son autorité » mais il est nécessaire avant tout d’instaurer une relation de confiance et d’échange.

Car au fond il s’agit bien d’un échange dans la relation d’éduquer au savoir. Même des élèves en échec scolaire reconnaissent le bon professeur et s’attachent à lui. Et un bon professeur n’est pas seulement celui qui sait mais c’est surtout celui qui transmet, avec son désir de « faire passer quelque chose », une idée, une connaissance, un plaisir éprouvé qu’il veut partager. C’est dire combien dans cette relation entre élève à haut potentiel, éducation et autorité il est nécessaire de faire passer autre chose que le pur savoir, c’est-à-dire une part d’affect, d’émotion, de ressenti qui colore le savoir et lui donne du goût. De là se dégage l’envie de transmettre du côté du professeur et idéalement aussi l’envie d’écouter et d’apprendre du point de vue de l’élève.

Si cette relation est cassée, détériorée, presque toujours cette autorité vole en éclat pour l’élève.

Rétablir cette relation a été, est notre tâche quotidienne avec ces élèves précoces qui souvent se sont retrouvés avec des phobies scolaires, des refus de travailler, des provocations constantes.

Comment faire dès lors pour tout à la fois : comprendre, respecter nous-mêmes les consignes de l’Education nationale et faire autorité afin de mettre ou de remettre la machine en marche vers une réussite que l’on sait possible ? Nous avons les contraintes du réel : la vie en collectivité, la gestion de l’établissement, les programmes à respecter et bien souvent les lycéens ne voient pas, ne comprennent pas ces impératifs. A nous de les leur expliquer, de donner sens à ces impératifs, de leur témoigner que nous agissons aussi sous la contrainte de ces impératifs que nous respectons.

CONDITIONS D’UNE AUTORITE ACCEPTEE

Quelles sont les conditions préalables à exercer cette autorité et à ce qu’elle soit acceptée ?

Premièrement, exercer son autorité c’est avoir la capacité d’admettre que celui à qui on demande obéissance ne fonctionne pas forcément comme nous et donc n’aura pas la même vision, la même structure psychique ou le même processus réflexif que nous. Paradoxalement, « avoir de l’autorité sur » c’est développer une certaine forme de tolérance pour appréhender l’autre sans a priori ou idée fixe.

Deuxièmement, l’écoute : nous ne nous faisons écouter que si nous-mêmes nous écoutons.

Ecouter celui ou celle à qui s’adresse l’autorité c’est l’autoriser dans son identité, même plus le reconnaître. Qu’il soit fautif ou non, volontaire au travail ou non, un élève qui se sent reconnu sans être au préalable jugé est un élève enclin à écouter notre propre parole.

Il m’est souvent arrivé de refuser de donner moi-même une sanction mais de demander à l’élève de reformuler ce qu’il avait fait, de lui demander ce qu’il en pensait et de lui demander de se mettre à ma place en lui disant « si tu étais toi-même directeur, qu’est-ce que tu ferais ? Quelle sanction tu mettrais à l’élève récalcitrant ? » Très souvent ce processus de prise de conscience l’aide à comprendre ce qu’il a fait, à formaliser un ressenti et à s’engager. En effet l’élève accepte cette mise à distance avec l’événement qu’il a produit et sait très bien qu’il a enfreint les règles. A partir du moment où on le met en condition de regarder la situation non de son point de vue mais du point de vue d’une collectivité, d’une vie de groupe, il comprend le décalage et comprendre c’est déjà reconnaître pour admettre.

Dans cette pratique de refuser de sanctionner, je délègue mon autorité en lui témoignant la confiance que j’ai en sa prise de conscience, en son honnêteté, en sa raison.

Je l’accompagne dans sa prise de distance face à ses actes, dans sa réflexion sur lui-même et je me refuse de le juger tout en jugeant son acte.

J’entame donc un processus relationnel qui va au-delà du couple faute/punition.

Le responsabiliser renforce en fait mon autorité.

Ainsi cette confiance accordée, cette conscience développée rend opératoire l’autorité en la justifiant.

Trois éléments se dégagent ici : le respect de l’individu, la foi en sa reconstruction, et l’adaptation à une situation précise. Cette adaptation est réciproque alors que les 2 premiers éléments ne le sont pas forcément : l’élève n’a pas respecté le contrat ou les consignes et il n’a généralement aucune foi en son changement.

A moi donc de lui montrer la voie comme c’est le devoir de tout éducateur.

Troisième condition, donc : le respect et ce, quelque soit l’attitude de l’élève qui est devant soi. Ainsi à une action d’un élève qui se repère comme une action de pure provocation la pire des solutions est d’y répondre de façon réactive. Il nous faut maîtriser nos affects et analyser pourquoi un élève a agi de la sorte.

Désamorcer la provocation c’est d’une certaine manière répondre à une bêtise par l’intelligence, la raison, c’est refuser de réagir sur une action qui est elle-même réactive. A nous de comprendre pourquoi cet élève a agi de la sorte et de répondre tout d’abord sur le sens de cette réaction puis sur les conséquences que cette action entraîne. Il nous faut donc aller au-delà de ce que nous constatons pour aborder ce qui a fondé cette action.

Apparaît alors une quatrième condition possible : surprendre l’élève : un élève précoce anticipe toujours très vite et souvent comprend et reconnaît les tendances psychiques des personnes qu’il a en face de lui. Si on ne réagit pas forcément comme il s’attend, l’EIP fait « fonctionner sa cervelle » et n’est plus dans la provocation. En général, cette provocation est toujours d’ordre affectif, elle est un appel pour qu’on s’occupe de lui : l’EIP prend des risques jusqu’à se détruire pour montrer qu’il existe, pour attirer l’attention. En démontant avec lui ce mécanisme, en le surprenant par notre effort de l’inclure au lieu de le juger et de l’exclure, on lui fait prendre conscience qu’il y a d’autres manières d’agir et on démonte peu à peu son mécanisme.

Bien paradoxalement et là apparaît une cinquième condition : ces élèves IP sont extrêmement rassurés par le cadre, par le fait d’être encadré, contrôlé –dans le sens le plus noble du terme-(apprendre à maîtriser ses émotions, ses réactions).

Parce qu’eux-mêmes n’arrivent pas à s’imposer des règles, ils attendent une prise en charge qui tout en les reconnaissant leur fixe des limites. Plus le cadre est serré dans le sens où l’information passe entre le prof et l’administration (et même les parents) plus l’élève s’aperçoit qu’il ne peut louvoyer ou raconter n’importe quoi, plus l’élève se considère et est considéré comme le centre de l’école.

En agissant mal ou en bravant l’autorité, l’élève n’est-il pas au fond désireux de faire parler de lui, de se situer au centre des problèmes et d’une certaine manière de garder le lien avec l’institution au risque constant de perdre ce lien ?

En déjouant ce système, et en le mettant nous même au centre grâce à la circulation de l’information et à la synergie entre professeur et administration, l’élève se trouve quelque peu « coincé » et se lasse souvent de faire des bêtises ou d’aller contre l’autorité.

Il faut aussi prendre en compte que bien des parents -peut-être épuisés- ne cadrent plus leur enfant, ou par peur du désamour renoncent à être autoritaire : ils acceptent de négocier cette autorité et se font vite recalés par les arguments des EIP, par leur humour aussi.

Nous devons parfois montrer la voie aussi aux parents tout comme aux enfants que nous ne lâcherons pas, et leur témoigner que malgré notre compréhension nous avons des impératifs que la loi nous impose et que nous devons appliquer.

C’est pourquoi nous montrons à l’élève le chemin à parcourir en lui fixant des objectifs à court termes, en le revoyant pour évaluer si ces objectifs ont été réalisés, en étant nous -mêmes attentif à son parcourt, aux éléments négatifs comme à ceux positifs en le lui disant, en un mot en « portant attention à ».

Voilà quelques unes des stratégies pour entrer en relation avec l’élève, humaniser nos rapports et renverser la vapeur : ce n’est plus l’élève qui nous épuise, c’est nous qui ne le lâchons pas !

Un élève qui a été puni la semaine dernière auquel je demandais à quelle condition une autorité pourrait être acceptée m’a répondu « si l’élève ne se vit pas comme un numéro parmi tant d’autres, si l’élève est considéré comme une personne, si l’autorité est une autorité de proximité ».

Une autorité ne se négocie pas si elle est prévenue d’une part, si elle est reconnue d’autre part et enfin consentie.

Encore plus avec les EIP, nous avons besoin de maintenir coûte que coûte le cadre que l’on s’est fixé, d’énoncer les règles avant même qu’un problème advienne.

Enfin, pour qu’une autorité puisse se développer sans force, être reconnue pour ce qu’elle est : à savoir une volonté de conduire un élève vers l’objectif d’une réussite, de sa réussite, il est nécessaire de faire appel au sens, à la considération de chacun, à l’assentiment de ce projet commun.

Rappelons aussi aux élèves précoces qu’il existe au-delà de nous des impératifs propres aux savoirs auxquels nous devons nous soumettre : nous n’agissons pas forcément en fonction de notre bon vouloir mais en fonction des contraintes liés aux éléments qui dépassent notre individualité.

Cet objectif doit être de part en part contractuel (et là intervient aussi la motivation).

En conclusion je dirai que, avant d’exercer son autorité, cherchons à établir une relation de confiance qui transformera une autorité subie en une autorité librement choisie.

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Motivation, Méthode et Rigueur

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La motivation est un processus, une force qui pousse l’individu à réaliser son objectif.

Encore faut-il avoir un objectif, c’est-à-dire un but que l’on se fixe et qui engage inévitablement à l’action, au travail, et qui une fois réalisé, donne satisfaction et plaisir. En effet, réaliser un objectif c’est gagner ce vers quoi on tendait. Pour nos élèves et étudiants les objectifs sont naturellement, réussir leur prépa HEC, leur parcours au lycée ou leur baccalauréat.

Ainsi il existe sans doute beaucoup de manières d’accéder à un objectif et de mettre en place des strates de motivation (interne, externe), cependant l’élément moteur de toute motivation est l’estime de soi ou/et le besoin de reconnaissance.

La motivation ne va donc jamais sans effort / travail et sans méthode, consciente ou inconsciente.

Certes, il existe des méthodes pour motiver la motivation tel que : Le plaisir de la nouveauté, l’envie de se dépasser, la recherche de la reconnaissance d’autrui, la valorisation, la confiance en soi. Mais toutes ce méthodes doivent être mises en place dès le très jeune âge et la crise de l’adolescence est souvent une remise en question de tous ces points.

Alors, quoi faire?

Un savant mélange de plaisir au savoir, de méthodes et de rigueur s’avère nécessaire pour redonner du tonus au désir de réussir.

En effet, la réussite entraîne la réussite, l’échec produit une spirale de l’échec et pour contrer ce dernier processus, il me semble qu’il faille, avant tout mettre en oeuvre tout un processus d’organisation au travail et de méthodes qui obligent de fait l’élève à progresser. Ainsi, bien souvent des rituels de travail forcent au travail et donc permettent des résultats.

Et un résultat positif entraîne obligatoirement du plaisir et pousse ainsi à continuer ce processus. C’est pourquoi on peut faire naître la motivation au travail en posant un contrat avec l’élève de réaliser d’abord formellement un programme qu’on lui prescrit.

Pour cela il faut tout d’abord qu’une relation de synergie apparaisse entre le professeur et l’élève et que l’élève ait au moins plaisir ou intérêt à accepter ce contrat que lui propose le professeur.
Là intervient sans doute une relation affective qui évoluera vers plus d’autonomie quand ce processus se réalise pendant un certain temps. C’est ensuite ce rituel de rigueur et de méthode qui impliquera l’élève au travail, et comme on le sait le travail produit de la richesse, à savoir ici une réussite.

Le préparationnaire idéal est un élève à fort potentiel

groupe d'étudiants en stage

Rencontre avec Annie Reithmann, directrice d’IPECOM

Quel est le profil du parfait préparationnaire ?

Les élèves de prépa HEC doivent avoir bien travaillé le programme de première et de terminale et avoir acquis les bases en mathématiques au cours de leur scolarité. En effet, les exercices de calculs sont souvent très longs et requièrent des mécanismes et une très grande rapidité d’esprit.

En ce qui concerne la culture générale, les préparationnaires doivent, non seulement, être ouverts sur le monde actuel, mais également sur les fondements de la culture, comme les mythes ou les grands auteurs classiques, littéraires ou philosophiques.

En histoire et en économie, les élèves doivent bien connaître la situation mondiale et maîtriser les différentes théories à partir du XIXe siècle.

Pour les langues, il est bien sûr important d’être bon à l’oral et de connaître parfaitement la grammaire, afin d’éviter les pièges grammaticaux.

Comment mettre toutes les chances de son côté pour réussir sa prépa ?

Les élèves de prépa esc doivent être assidus aux cours et développer une stratégie de travail, afin d’organiser leur planning d’étude après la classe.

Définir un emploi du temps est capital, car il permettra aux étudiants de travailler de façon régulière et constante, en fonction de leurs forces et de leurs faiblesses. D’une manière générale, nous leur conseillons de travailler 10 heures par semaine en maths, 8 heures par semaine en histoire et en économie, 5 heures par semaine en langues et 5 à 6 heures en culture générale.

Les élèves doivent travailler tout au long de la semaine, en s’organisant des plages d’étude de deux heures pour rester concentrés.

En langues, nous préconisons de travailler un peu tous les jours, dans l’objectif d’acquérir des automatismes. En effet, les thèmes* sont les sujets les plus importants en langue. Nous conseillons aux élèves de faire un thème, d’en comprendre la correction et de recommencer cet exercice le lendemain et ce, jusqu’à le connaître par cœur. Cette répétition leur permettra de maîtriser parfaitement la grammaire. * (Traduction du français vers une langue étrangère)

Quels conseils dispensez-vous pour réussir les concours ?

Pour les oraux, il est impératif d’effectuer une lecture régulière de la presse. Les étudiants ont un emploi du temps chargé et n’ont pas toujours le temps de lire les journaux. Dans cette hypothèse, nous leur conseillons de découper des articles et de les conserver dans des chemises pour en faire des synthèses précises. Le jury juge le potentiel des candidats et observe comment ils réagissent aux questions.

Le jour J, les élèves doivent montrer leur engagement dans des expériences vécues et savoir se présenter par rapport à un projet précis ou à un passé. Pour ce faire, il est important d’effectuer un bilan sur soi-même au niveau de la préparation et de s’interroger sur ses motivations. Pour passer cette épreuve, les candidats doivent savoir lancer des perches au jury sur des sujets qu’ils maîtrisent. Un oral parfaitement réussi se déroule comme un entretien d’où il émane un échange, une originalité et une authenticité.

Pour les écrits, les élèves de prépa aux concours des grandes écoles de commerce doivent ficher les cours régulièrement et apprendre par cœur les définitions, les schémas et les théorèmes. Et cela, dans toutes les matières. L’objectif au bout de ces deux années est de devenir une véritable machine de travail. Or, la répétition des cours permet d’acquérir des automatismes nécessaires pour les concours.

– Article d’Annie Reithmann pour Studyrama –

Marketing, classements et préjugés sont déterminants dans le choix d’une Grande Ecole de Commerce

marketing, classements et préjugés en prépa HEC

« Le marketing, les classements et les préjugés sont déterminants dans le choix des écoles pour les élèves », indique Annie Reithmann, directrice d’Ipecom, Prépa HEC, à News Tank le 21/12/2015. Elle constate une augmentation du nombre d’élèves qui font le choix de cuber « pour avoir une école parisienne ». « Je crois sincèrement que les classes préparatoires vont disparaître sur le long terme. Dans un système qui se mondialise, où le modèle LMD est la norme, les classes préparatoires sont comme un joyau de famille que l’on veut absolument conserver, mais qui semble difficilement tenable et donc voué à sa propre perte », déclare-t-elle. Ipécom Paris compte 120 étudiants en prépa ECE et ECS. Pour progresser dans les classements de CPGE, la directrice annonce par ailleurs leur séparation en deux, en fonction du niveau des élèves. « A partir de la rentrée 2016, nous existerons donc sous deux noms : ”Ipecom Paris” et ”Prépa Victor Hugo” », annonce-t-elle. Les deux entités garderont néanmoins « les mêmes professeurs et le même cursus ».

Quels sont les effectifs d’Ipecom Paris et quel est le profil de vos étudiants ?

Annie Reithmann : En 2015-2016, nous avons 120 étudiants en classes préparatoires économiques et commerciales et 120 lycéens. Nos lycéens sont souvent des élèves à haut potentiel ou des élèves ayant besoin de méthodologie et de rapports humains plus forts ; nous avons aussi des élèves phobiques scolaires, que nous remettons sur le chemin des études. Côté prépa HEC, nous avons trois classes : deux ECS et une ECE. Nous avions pensé un temps élargir cette offre à l’option technologique, mais il n’est pas possible de se développer à l’infini et nous préférons privilégier de petites classes efficaces. C’est également pour cette raison que nous souhaitons rester sous statut privé hors contrat, afin de préserver ces petits effectifs, qui sont interdits dans un statut privé sous contrat.

Pourquoi ce choix de petits effectifs ?

Nous travaillons avec des groupes d’une vingtaine d’élèves maximum et même moins au lycée. Ce n’est pas dans les normes actuelles, mais c’est notre force, car ces effectifs très réduits nous permettent de bien encadrer les jeunes. Notre méthode consiste à baliser l’organisation du travail des élèves, de les guider en classe et en dehors de la classe.

Combien de professeurs permanents compte Ipécom Paris et comment vous positionnez-vous face au débat sur les rémunérations des enseignants en classes préparatoires ?

Nous avons une vingtaine de professeurs permanents en classes préparatoires et une dizaine de khôlleurs. Il y a également une quinzaine de professeurs côté lycée. Sur la rémunération, nous sommes dans le privé, la question ne se pose donc pas comme c’est le cas dans le public. Néanmoins, il est très important pour moi de satisfaire mes professeurs, qui s’investissent et s’engagent auprès des élèves et ont une importante masse de travail. L’équipe est stable, certains professeurs sont présents depuis de nombreuses années, voire depuis la création de l’école, il y a 26 ans. Leurs salaires sont satisfaisants, et surtout, ils font partie intégrante de l’école, de la direction de l’établissement et c’est aussi pour cette raison qu’ils y restent. L’esprit familial se sent aussi de ce côté-ci, et les élèves perçoivent la bonne synergie entre nous.

Quel est votre sélectivité pour les classes préparatoires HEC et comment recrutez-vous vos élèves ?

Nous recevons environ 350 candidatures chaque année, pour 120 à 130 élèves maximum. Notre recrutement se fait selon trois critères : tout d’abord, le dossier, comme toutes les écoles ; nous demandons également des copies de devoirs sur table du lycéen ; puis un entretien.

Qu’apporte votre formation par rapport à une prépa « classique » ?

Nous réalisons beaucoup plus d’heures de cours, de TD de méthodologie, de renforcement, davantage de cours, notamment en maths, en anglais, en histoire/géographie et en économie, par rapport aux prépas HEC classiques. Nos étudiants ont environ 40 heures de cours par semaine, avec de nombreux devoirs corrigés par les professeurs et des concours blancs organisés lors des vacances scolaires. Nous avons mis en place cette année un coaching pour nos élèves de deuxième année. Ce sont des rendez-vous individuels, qui se font dans l’esprit d’un tutorat et d’une aide pour renforcer la dynamique au travail. D’autre part, pour la rentrée 2016, nous avons mis en place des classes réservées aux cubes pour faire un travail différent des élèves de deuxième année, avec davantage d’exercices pratiques, de TD, de travail de cours à partir d’annales.

Quels sont vos résultats en termes d’affectations ?

Parmi nos étudiants, 30 % arrivent dans le top six, 70 % dans le top dix, de HEC à Audencia, Toulouse, Neoma. Quelques élèves décrochent régulièrement HEC, ESCP et Essec, mais nous en plaçons davantage à l’EM Lyon ou à l’Edhec.

Vous relevez que  «beaucoup d’élèves ont renoncé à leur admission à l’EM Lyon, à l’Edhec ou encore à Grenoble pour cuber». Est-ce une tendance nouvelle et comment l’expliquez-vous ?

Certains élèves préfèrent cuber « pour avoir une école parisienne ». A partir de la rentrée 2016, nous existerons donc sous deux noms : « Ipecom Paris » et « Prépa Victor Hugo ». Oui, c’est une tendance depuis plusieurs années. Certains élèves préfèrent cuber « pour avoir une école parisienne ». C’est de plus en plus notable et cela coûte beaucoup à Ipecom en termes de résultats et de classement. Cette tendance est peut-être liée à la bonne communication de certaines écoles. Certains élèves me disent « je ne prends que les six premières, je m’arrête à Audencia, comme ça, si je n’ai pas les meilleures, je serai obligé de cuber ». Ils refusent beaucoup d’écoles qui ont des atouts, elles aussi. Finalement le marketing, les classements et les préjugés sont déterminants dans le choix des écoles pour les élèves qui ne connaissent pas bien leur valeur. Quel dommage de se forcer à cuber ainsi ! C’est d’autant plus dommage que j’ai vu des élèves brillants réussir parfaitement dans de plus petites écoles, et faire éventuellement un MBA ou un MS ensuite dans un établissement du top trois s’ils tiennent vraiment au titre… J’en ai vu refuser l’Edhec pour aller à Dauphine, sous l’unique prétexte que c’est à Paris. Ils ne savent pas ce que fait exactement Dauphine, mais le nom est porteur, et cela leur suffit. Certains ont même des discours anti-admissions parallèles, et visent par exemple des écoles qui n’en font pas en première année. Tout cela me semble étrange. Evidemment, il faut viser les meilleures, mais parfois, certains élèves ne peuvent y parvenir et perdent un an à cause d’illusions. L’école a certes un réseau, des forces, mais la vraie force de leurs études, c’est à chaque élève de l’avoir et de dessiner son avenir professionnel en choisissant de bons stages, en étant actif dans les associations, en rencontrant du monde avec toutes les opportunités qu’offrent toutes les écoles de commerce. Et c’est dommage de ne pas passer les oraux dans toutes les écoles, car il arrive souvent que des élèves « tombent amoureux » d’une école en s’y rendant…

Vous évoquiez les classements d’école mais il en existe aussi pour les Comment progresser dans les classements des prépa HEC ?

En termes de travail, notre prépa est exemplaire, mais nous ne faisons pas partie des premières dans les classements. L’une des raisons à cela est que beaucoup d’écoles ont un double nom : les meilleurs élèves vont dans une CPGE sous le nom X, très bien classée, les moins bons sous un autre nom, ce qui fait grimper l’établissement dans les classements. J’y ai longtemps résisté, par crainte de ne pas être suffisamment intègre vis-à-vis de mes élèves, mais nous avons finalement pris la décision de faire de même. A partir de la rentrée 2016, nous existerons donc sous deux noms : « Ipécom Paris » et « Prépa Victor Hugo ».  Néanmoins, je tiens à une chose : que les deux « écoles » gardent les mêmes professeurs et le même cursus. Je ne suis pas du tout d’accord avec le système « prépa étoile », où les meilleurs ont les meilleurs professeurs. Nous aurons les mêmes enseignants, qui s’adapteront à chaque classe d’élèves.  Il n’y a donc aucune différence pédagogique entre les deux entités.

Beaucoup de débats ont eu lieu sur l’avenir des classes préparatoires, mais de nombreux proviseurs se déclarent confiants sur la pérennité du modèle. Qu’en pensez-vous ?

Les classes préparatoires sont comme un joyau de famille que l’on veut absolument conserver. Je crois sincèrement que les classes préparatoires vont disparaître sur le long terme. La raison est simple : les admissions parallèles se développent de plus en plus et remettent donc en cause notre modèle. De plus, ce modèle franco-français pose problème, car les universités étrangères ne connaissent pas très bien ce cursus et encore moins les entreprises étrangères, sauf évidemment les grandes entreprises internationales. Dans un système qui se mondialise, où le LMD est la norme, les classes préparatoires sont comme un joyau de famille que l’on veut absolument conserver, mais qui semble difficilement tenable et donc voué à sa propre perte. Pourtant, je trouve que la prépa est une extraordinaire expérience où l’on va jusqu’au bout de soi-même, où l’on rencontre souvent ses meilleurs amis, où l’on apprend l’analyse et des méthodes de travail qui resteront tout au long de sa vie, l’endurance, l’efficacité, l’envie de se battre, ce qui est inestimable pour la vie professionnelle. J’espère donc que ce modèle perdurera malgré ma croyance.

(interview paru dans News tank education, « education.newstank.fr »)